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Jeudi 10 juillet 2008

Il y a au moins une profession en France qui ne pourra pas se plaindre pour son pouvoir d'achat : celle des publicitaires.

 

Sarkozy vient  en effet de leur allouer cinq millions d'euros pour orchestrer une campagne de pub sur le thème : mais si, votre pouvoir d'achat augmente.

 

Pour l'Elysée, le mécontentement populaire ne serait qu'un malentendu. Nos concitoyens ne sauraient pas assez tout ce que le gouvernement a entrepris pour redresser et améliorer le pouvoir d'achat. Ils se seraient focalisés sur des mesurer du type « paquet fiscal ».

 

Pour le premier ministre, ce serait de la faute de l'INSEE, coupable de ne pas livrer les bons chiffres de croissance liés à la si bonne politique mise en place depuis un an sans que l'on s'en rendit compte jusque là.

 

Bref, à défaut de convaincre les français qu'ils n'ont aucune raison de se plaindre, il faut ouvrir le parapluie : le gouvernement ferait tout ce qu'il pourrait et pas que pour les riches.

A voir, quand on sait comment s'y prend le pouvoir pour maltraiter l'allocation scolaire ou bien racketter les allocations familiales : cela fera deux cents millions de moins pour les familles !

A voir, quand le même jour, obligé de suivre l'inflation qui repart au galop, on apprend que le SMIC horaire est augmenté de 8 petits centimes d'euros le 1er juillet.

 

Le double discours est devenu monnaie courante. On ne peut prétendre à la télévision œuvrer pour l'intérêt général et prioritairement faciliter « en douce » la vie des très riches : le fameux bouclier fiscal permettant aux classes très privilégiées de ne pas payer plus de 50% d'impôts. Ce discours est indécent lorsque l'on sait combien la vie est difficile pour des millions de personnes confrontées aux augmentations incessantes des prix.

 

Il suffit de se rendre à une station service, à la pharmacie, de faire ses courses, de payer son loyer, de chercher à acquérir un logement pour faire la douloureuse expérience de la difficulté d'accéder à l'essentiel. Rien d'étonnant à ce que le pouvoir d'achat soit devenu la première attente des français avec la santé et les retraites.

 

En cette période estivale, période propice aux congés et aux vacances, je m'inquiète du nombre en forte augmentation de personnes qui restent chez elles faute de moyens financiers. Les effets pervers de la politique gouvernementale risquent fort de faire chavirer le bateau France : pour éviter cette catastrophe, il faut se battre pour l'intérêt général... Le calme avant la tempête ? Une chose est certaine : une campagne de pub ne suffira pas à faire oublier la réalité de la vie.

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Mercredi 2 juillet 2008

 

"Les priorités de la présidence française de l’Union européenne sont fixées. Elles concernent principalement : l’immigration, l’Union pour la Méditerranée, l’environnement et la lutte contre le changement climatique, l’énergie, la politique de défense. En arrière plan, le gouvernement français prévoit également d’aborder la question de la réforme de la PAC, de l’Europe du futur, de la politique économique, de l’influence de l’Europe sur la scène internationale, du renouvellement des institutions européennes.

Le référendum irlandais qui a vu la nette victoire du non ne traduit pas un rejet de l’Europe mais une exigence de réorientation des politiques en clarifiant les priorités de la construction européenne. C’est ce qu’entend proposer la gauche, à un moment où le gouvernement, en acceptant un compromis sur le temps de travail au niveau européen, fait sauter la durée légale pourtant fixée à 48h hebdomadaire. Ce choix fait au nom de la France par Nicolas Sarkozy est significatif de ce que va être cette présidence : transposer à l’échelle de l’Europe la politique aujourd’hui conduite en France. C’est le choix de l’adaptation à la globalisation économique libérale.

Face aux conséquences de ces choix de Nicolas Sarkozy, les partis de gauche proposent d’autres priorités pour la présidence française de l’Union européenne, qui permettent de répondre à la fois aux attentes sociales, aux enjeux environnementaux, à la préservation de la paix, à la coopération et au développement avec l’Afrique et la Méditerranée.

Cela implique la définition de priorités.

1ère priorité : la question sociale en Europe : croissance, emploi, pouvoir d’achat, salaires, retraites.

Cette question sociale ne peut être affrontée sans réorientation de la stratégie économique qui prévaut en Europe aujourd’hui. Elle implique que la question sociale soit au cœur de la coordination des politiques économiques dans la zone euro et un changement des objectifs de la Banque centrale. Les droits sociaux existants doivent être préservés, notamment en ce qui concerne le droit du travail. De même, la lutte pour l’emploi, la sécurisation des salariés contre la précarisation des conditions de travail doit être une priorité pour l’Europe. Elle doit notamment avoir pour objectif et d’avoir comme objectif l’instauration d’un salaire minimum dans tous les pays européens.

Il s’agit pour les partis de gauche de renforcer et d’harmoniser les politiques sociales protectrices à l’échelle européenne, de garantir une clause de sauvegarde sociale pour qu’aucune directive relative au marché intérieur ne remette en cause les droits sociaux existants dans un Etat membre.

2ème priorité : face à la crise financière, qui traduit une crise profonde du système financier mondial, il faut renforcer les pouvoirs de contrôle des marchés financiers et modifier la politique monétaire et de crédit de la Banque centrale européenne au profit de l’emploi, de la recherche, de la formation et de l’investissement dans les grandes infrastructures de transport collectif et de communication.

3ème priorité : lancer une vraie politique européenne pour l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique. Cette politique doit concrétiser les objectifs visant à réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre, à développer les énergies renouvelables, les économies d’énergie et lancer les bases d’une fiscalité environnementale. L’Europe doit défendre le principe du service public de l’énergie, et tirer les leçons des politiques de libéralisation du marché de l’énergie menées depuis une dizaine d’année.

4ème priorité : promouvoir et protéger les services publics, en particulier par la mise en œuvre d’une directive cadre sur les services publics.

5ème priorité : face à la crise alimentaire, il faut affirmer l’impératif d’une Politique agricole commune et le maintien d’une préférence communautaire dans le contexte de cette crise mondiale. Cela implique aussi la régulation des marchés agricoles et la prise en compte de l’environnement et de l’aménagement du territoire rural.

6ème priorité : concevoir une politique internationale européenne qui refuse tout alignement sur la politique américaine. A propos de l’Afghanistan, cette politique doit privilégier l’aide au développement promis par les Nations unies et non pas l’envoi de troupes.

7ème priorité : engager une politique européenne ambitieuse pour le développement de l’Afrique s’appuyant sur la suppression de la dette au profit d’investissements locaux dans les infrastructures, l’éducation, la santé et l’écologie en construisant un vrai partenariat euro-méditerranéen qui respecte les engagements en termes d’aide publique au développement et des initiatives fortes pour la paix au Proche-Orient. La politique d’immigration doit être fondée sur un vrai co-développement et non sur la seule vision sécuritaire et répressive du président de la République."

 

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Vendredi 20 juin 2008

Au lendemain de la consternante décision du Parlement européen de transformer l’Union européenne en forteresse-prison, monsieur HORTEFEUX a illustré les conséquences concrètes de cette politique avec l’exemple français.

La France ambitionne d’être un modèle, en Europe, en matière de lutte contre l’immigration « subie » et pour cela monsieur HORTEFEUX redouble de zèle pour atteindre et dépasser ses objectifs en matière d’expulsions d’étrangers. Il s’est targué, hier, dans un clin d’œil appuyé aux électeurs du Front National, d’une hausse de 80% des reconduites à la frontière, pour les cinq premiers mois de 2008.

Pour obtenir ces sinistres résultats, les services de police et de gendarmerie, mais aussi divers services administratifs, qui sont ainsi détournés de leurs tâches de service public, et desquels il est exigé des actes de délation qui rappellent des heures sombres, sont mis en demeure de participer activement à la chasse à l’homme. Ainsi, par exemple, à Montreuil la police procède à des interpellations à proximité de foyers de travailleurs migrants ce qui a provoqué récemment des incidents devant le commissariat de police.

Les placements en centre de rétention et les mesures d’expulsion frappent à l’aveuglette et tombent fréquemment sur des travailleurs migrants ayant un emploi et souvent une famille. Leur expulsion est donc, outre une absurdité économique la destruction de fait de la famille et la précarisation de l’épouse et des enfants.

Cette politique inhumaine doit être combattue avec la plus grande fermeté par tous les citoyens attachés aux droits de l’homme, tant en France qu’au niveau européen où la présidence française promet d’aggraver encore la répression.

 

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Mercredi 28 mai 2008

Bonjour à toutes et à tous, nous entamons le dernier chapitre de cette trilogie qui propose des pistes pour redonner du pouvoir d'achat aux français.


Chapitre 3 : Une réunion tripartite, Etat, syndicats, patronat, sur les salaires, les pensions et les retraites dans le privé.


Rien n'empêche le gouvernement d'être à l'initiative de ce type de réunion, un nouveau Grenelle des salaires en quelque sorte. Aujourd'hui, la moitié des salariés à temps plein touchent un salaire net inférieur à 1 555 euros mensuels. Si l'on prend les 40% des salariés du milieu de la répartition (au-dessus des 30% les moins bien payés et au-dessous des 30% les mieux payés), on obtient des salaires net compris entre 1 300 et 1 900 euros pour des temps complets. C'est à ce niveau que se situent les « classes moyennes » du point de vue des salaires. Reste que ces chiffres ne prennent pas en compte la réalité du monde du travail. Car si rien ne semble plus logique que de raisonner en temps plein, au nom de cette logique, on en oublie pourtant les salaires mensuels effectivement reçus, quel que soit l'horaire de travail. Au final, le salaire mensuel net tous temps de travail confondu s'élève à 1 261 euros pour les hommes et à 920 euros pour les femmes, soit un écart de 37%. Cette différence homme - femme s'explique par le fait que les femmes sont beaucoup plus nombreuses à travailler à temps partiel. D'autre part, lorsqu'on regarde les salaires par catégorie sociale, on constate que chez les employés masculins le salaire moyen tous horaires confondus ne dépasse pas 789 euros et 744 euros pour les femmes, et chez les ouvriers il atteint 870 euros pour les hommes contre 603 euros pour les femmes.

Un Grenelle des salaires pourrait donc décider d'en finir avec le temps partiel subi, imposer une véritable égalité salariale hommes - femmes et négocier une augmentation des salaires pour tous.

Quand on regarde l'évolution du partage des richesses produites (la valeur ajoutée), la part des salaires représentait 73% en 1982 contre à peine 65% aujourd'hui.

Pour donner quelques chiffres, en 2005, les bénéfices des entreprises ont augmenté de 30% et les dividendes de 27%. En 2007, les dividendes versés à Bernard Arnault (LVMH), Liliane Bettencourt (l'Oréal), François Pinault (PPR) représenteraient 58 042 années de SMIC ! Preuves que l'argent existe.

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Mardi 27 mai 2008

Bonjour à tous, comme convenu, nous passons au chapitre 2 :

2- Augmenter les salaires et les pensions dans la fonction  publique


Il est un domaine dans lequel l'Etat peut agir immédiatement concernant les salaires, c'est dans la fonction publique. L'Etat employeur doit donner l'exemple. Or, c'est exactement l'inverse qu'a choisi de faire le gouvernement. Et d'accorder royalement deux augmentation pour toute l'année 2008. La première de 0,5% au 1er mars et la seconde de 0,3% au 1er octobre. Avec 0,8% en niveau et environ 0,5% en moyenne annuelle, l'augmentation est bien en deçà de l'inflation prévisible et consacre une nouvelle perte générale de pouvoir d'achat, alors même que, selon les organisations syndicales, les fonctionnaires ont perdu 7,64% de pouvoir d'achat depuis janvier 2000. D'autant qu'en annonçant le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, cette non revalorisation salariale se double d'un intensification du travail.

Preuve que la proposition de N. Sarkozy de « partager les gains de productivité liée à la baisse de poste : moitié pour le traitement des fonctionnaires, moitié pour les déficits », revient en réalité, à rétribuer moitié moins le travail supplémentaire que devront effectuer les agents de l'Etat. La masse salariale dans la fonction publique (y compris les pensions) représente quelque 199 milliards d'euros. L'augmentation de 5% de salaires et des pensions comme le propose le PCF, équivaut donc à moins de 6 milliards d'euros.

Au total, l'augmentation du SMIC à 1 500 euros brut, celle des minima sociaux et l'augmentation de 5% du traitement des fonctionnaires correspond quasiment aux 15 milliards d'euros que va coûter annuellement le « paquet fiscal », véritable cadeau pour plus aisés, adopté par l'UMP juste après l'élection de N. Sarkozy.


A demain pour notre 3ème et dernier volet.

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Lundi 26 mai 2008

Je vous propose sur les 3 prochains jours d'analyser ensemble cette possibilité en 3 chapitres (un chapitre/jour) :

  • 1- Augmentation du SMIC, des minima sociaux et des retraites.
  • 2- Augmenter les salaires et les pensions dans la fonction publique.
  • 3- Une réunion tripartite, Etat, syndicats, patronat, sur les salaires, les pensions et les retraites dans le privé

 

  • 1- Augmentation du SMIC, des minima sociaux et des retraites

Aujourd'hui 16% des salariés sont payés au SMIC (1 309 euros brut, soir un peu plus de 1 000 euros net). Porter le SMIC immédiatement à 1 500 euros brut représente 9 milliards d'euros, soit 0,6% de la richesse créée dans le pays. Augmenter de 15% le montant des allocations de RMI, sans augmenter la charge des départements, coûterait à l'Etat 700 millions d'euros.

 

Alors peut-on trouver cet argent ?

 

Il faut comparer ces chiffres avec les 25 milliards d'euros de cadeaux fiscaux donnés aux patrons, juste pour l'année 2007, via les multiples dispositifs d'exonération de cotisation patronales. On comprend mieux pourquoi « les caisses sont vides ». Cet argent consacré à l'augmentation du SMIC retournerait dans le circuit économique sous forme de consommation, de moyen nouveaux de financement de la protection sociale.

Pour s'opposer à la revalorisation du SMIC, la droite et le patronat sortent l'argument massue de la concurrence internationale et de la « nécessaire baisse du coût du travail pour rester compétitif ». Si le SMIC augmente, les entreprises vont délocaliser, nous serine-t-on. Un argument des plus mensongers puisque les salariés les plus concernés par le SMIC ne sont pas ceux qui sont le plus exposés à la « concurrence internationale ». Qui pourra faire croire que l'on peut délocaliser les services à la personne, les cafés-restaurants, ou encore les commerces ? Augmenter le SMIC pourrait également avoir un effet d'entraînement pour l'ensemble des salaires, à la condition que l'Etat donne l'exemple et qu'il mette le patronat devant ses responsabilités.

A demain pour le deuxième chapitre...

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Vendredi 23 mai 2008

Je tiens aujourd'hui à porter à votre connaissance l'excellente intervention de Jean-Pierre Brard, dans le cadre de l'examen de la procédure de renvoi en commission déposée par des membres du groupe GDR et défendue par Partick Braouzec. Bonne lecture.


" Regardons un instant dans le rétroviseur : lors du coup d’État du 13 mai 1958, le général de Gaulle devint président du Conseil. Qui présentait alors le projet de révision constitutionnelle devant l’Assemblée nationale ? Le garde des Sceaux, et non le Premier ministre. Or, aujourd’hui, la fonction de Premier ministre est tellement décrédibilisée que M. Fillon vient en personne. Quant à la garde des Sceaux, sa présence nous ravit, mais elle se tait. Devrai-je attendre qu’elle soit Premier ministre ?


Vous prétendez vouloir améliorer la Constitution alors même que vous violez chaque jour celle qui est en vigueur. Comment croire que vous la respecterez davantage après sa révision ?


Souvenez-vous de ce que nous disait le Premier ministre : s’agissant de l’engagement de nos troupes, le texte actuel est désuet, et il n’y a plus lieu de l’appliquer. Vous voyez que l’on ne peut pas vous faire confiance !


La Constitution accorde au Premier ministre des prérogatives claires et importantes. Or, en réalité, le Président de la République s’est substitué à lui. Nous avons ainsi entendu M. Fillon nous présenter un projet proposé par M. Sarkozy lui-même : de quel droit ? Seul le Premier ministre peut nous proposer des textes de loi. Le Président de la République, en violation de la Constitution, écrit des lettres de mission aux ministres – ce qui prouve au moins qu’il sait écrire. De quel droit ? Seul le Premier ministre peut donner des instructions à ses ministres.


Comment croire à vos merveilleuses améliorations dès lors que vous n’appliquez même pas le texte initial ? Notre excellent collègue sénateur, le professeur Gélard, disait que l’Union soviétique et la Roumanie avaient les meilleures constitutions du monde, à ce détail près qu’elles n’étaient pas appliquées.


La même déviance se reproduira avec vous : sous couvert d’élargissement, le Parlement sera définitivement dessaisi du droit de décider de l’engagement de nos troupes, par exemple, puisque nous serons réunis trois jours après la décision, pour ne pas faire davantage que vérifier l’adéquation entre les propos du Gouvernement et ceux des médias. Voilà comment vous décrédibilisez le Parlement !


Treize des trente-cinq articles du projet doivent être mis en forme via de futures lois organiques ou modifications du Règlement des assemblées. C’est un véritable chèque en blanc que vous nous demandez !


Un député de la Nation doit avoir le courage de s’opposer, quitte à être minoritaire. Souvenez-vous que vous avez adopté le projet de Constitution européenne, mais que les Français vous ont désavoués ! Le général de Gaulle était seul, lui, le 18 juin 1940 à Londres ! Et qui avait raison ? Lui ! Ayez donc le courage de vous opposer ! "

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Jeudi 22 mai 2008


Des profondeurs de la France du travail, de la jeunesse, des retraités..., monte une sourde mais puissante colère. Elle se manifeste dans une multitude de mouvements sociaux et citoyens.

Ça a été le cas aujourd'hui, uniformément dans le pays : les français ont marqué leur profond mécontentement face à un gouvernement attaché à démonter les voies sociales.

Désormais, une grande majorité de nos concitoyens ont conscience du niveau des mensonges assénés par le candidat devenu président de République. Seuls les très hauts revenus voient leur situation s'améliorer me disait-on encore ce matin à Evreux. Hélas oui c'est vrai et toutes les révisions législatives entamées n'ont pour objectif que de conforter, dans le cadre de la crise actuelle, le taux de profit des grandes entreprises et les indécents revenus des actionnaires. C'est le sens des violentes attaques contre le Code du travail, de l'allongement de la durée du travail, du recul de l'âge de départ à la retraite, des prélèvements sociaux supplémentaires alors que le niveau de protection social diminue.

Les salaires et les retraites sont bloqués alors que le montant des achats quotidiens ne cesse d'augmenter. Le projet baptisé « Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) » n'est que le paravent servant à préparer une réduction drastique des services publics utiles aux populations.

Nous ne sommes plus dupes et à voir à Evreux ce matin (comme partout en france d'ailleurs) le nombre de manifestants dans la rue, notre pays se réveille de sa léthargie et commence à comprendre la manière de procéder des malins du pouvoir actuel.

 

Les refus grandissant des politiques Sarkozystes  et du système capitaliste lui-même ne conduit pas, pour l'instant, à une claire conscience de la nature et du niveau des réformes progressistes qu'il faudrait mettre en œuvre. La droite en joue. Une partie de la gauche aussi.

On ne peut prétendre gagner dans les urnes sans gagner sur des idées vraiment de gauche !

Le mouvement actuel vers une droite populiste dans plusieurs pays européens est très inquiétant. Raison de plus pour prendre ses responsabilités et ouvrir partout le débat sur la nécessité et la possibilité de réformes progressistes s'inscrivant dans un processus de transformation sociale pour l'émancipation humaine.

 

C'est aujourd'hui que la gauche, dans sa diversité, doit se parler, élaborer et agir dans l'unité pour des solutions politiques afin d'empêcher cette déferlante antisociale et anti-progressiste. Combattre la crise appelle non pas plus d'austérité mais au contraire d'augmenter le pouvoir d'achat. Progresser vers l'égalité et la justice appelle plus de services publics, l'investissement dans la formation et le logement social. Investir massivement dans l'école et la recherche, c'est préparer une société moderne et un avenir meilleur pour toutes et tous. Faire de la sécurité de vie depuis la naissance, puis dans le travail et la formation continue, jusqu'à l'amélioration des retraites, en passant par la sécurité alimentaire et de nouveaux types de développement, c'est la condition d'une société et d'un monde modernes. La promotion de la solidarité internationale, la coopération, le désarmement et la paix sont les conditions pour changer l'Europe et le monde.

 

C'est un front uni de la gauche sociale et politique qu'il faudrait s'attacher à construire pour résister, riposter, mais surtout pour élaborer des propositions et un projet alternatif à la droite.

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Mercredi 21 mai 2008

Demain, soyons nombreux à l'appelle des organisations syndicales pour défendre l'avenir de nos retraites.


Le gouvernement est autiste et se terre dans ses réformes absurdes. Le Président de la République annonce unilatéralement que le passage à 41 ans de cotisation n'est pas discutable. Le ministre du Travail clôt la concertation le 28 avril dernier. C'est une fin de non-recevoir à toutes les propositions syndicales.


Incontestablement, il veut passer en force et imposer les choix qui guident les réformes successives depuis 1993. Le Medef quant à lui en rajoute, proposant de reculer l'âge de la retraite à 61 ans, 62 ans et plus.


Voilà où nous en sommes aujourd'hui et pourtant ! Des solutions il en existent.


La CGT propose :

1 - Garantir un bon niveau de retraite
Garantir un niveau de retraite au moins égal à 75% du salaire pour une carrière complète (avec un minimum garanti au moins égal au Smic).
Revaloriser les pensions comme les salaires.


2 - Assurer un droit à la retraite à partir de 60 ans
Reconnaître une carrière complète à 60 ans, intégrant les périodes de stage, d'étude, d'acticité professionnelle ou d'inactivité forcée (chômage, recherche d'un premier emploi,...).


3 - Reconnaître la pénibilité par un départ anticipé
Mettre immédiatement en place un dispositif de départ anticipé en retraite pour les salariés ayant exercé des travaux pénibles, dangereux ou astreignant. C'est une question de justice sociale.


4 - Assurer le financement des retraites
Développer l'emploi de qualité.
Modifier la répartition des richesses en faveur du travail en réformant la « cotisation employeur », en tenant compte de la politique d'emploi et de salaires des entreprises.
Dégager des ressources supplémentaires, notamment par la taxation des stock-options et des revenus financiers des entreprises.


C'est tous ensemble, jeunes, actifs et retraités, que nous pourrons mettre en échec le passage en force gouvernemental et faire valoir ces propositions. Garantir l'avenir de nos retraites, c'est aussi créer les conditions pour que les jeunes salariés, étudiants et apprentis aient confiance dans le système qui a fait preuve de son efficacité.


Pour toutes ces raisons, je vous donne rendez-vous à la manifestation à EVREUX demain, jeudi 22 à 10h00 au Bel Ebat.

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Lundi 19 mai 2008

L’annonce brutale d’un service minimum d’accueil à l’école constitue une réponse politicienne, démagogique, inadaptée, et provocatrice aux attentes de dialogue qu’expriment les enseignants sur la réussite scolaire et la revalorisation de leur métier

Faute de pouvoir prendre des mesures concrètes d’amélioration du pouvoir d’achat, dans l’incapacité d’entendre les inquiétudes et les revendications des enseignants, dans le refus d’engager un réel dialogue sur l’arrêt des suppressions de postes dans l’éducation nationale et la fonction publique, le Président de la République ne trouve plus à offrir, comme mode de gouvernement, qu’une basse manœuvre politicienne et le passage en force.

Alors que des centaines de milliers d’enseignants et d’élèves manifestent pour un enseignement de qualité et les moyens qu’il nécessite, la seule réponse qui leur est apportée est totalement décalée, annoncée sans aucune concertation préalable avec les élus qui sont pourtant les premiers concernés par la mise en place d’un service minimum d’accueil à l’école.

Les formes de l’annonce de cette décision témoignent d’une absence totale de considération autant des enseignants, auxquels aucune réponse n’est apportée, que des élus, dont la liberté d’administration des collectivités territoriales est bafouée.

Ce ne sont pas de telles réponses que les enseignants attendent et que l’avenir de nos enfant méritent. Ce ne sont pas de telles méthodes unilatérales et autoritaires de gouvernement dont nos concitoyens ont besoin.

Dans tous les domaines de la vie quotidienne qui les préoccupent, le pouvoir d’achat, l’augmentation des prix, les retraites, la qualité de l’enseignement et de l’éducation, il faut retrouver les voies du dialogue républicain, l’ambition de la justice sociale et du droit à la réussite de tous.

Je condamne donc fermement la très grave atteinte portée par le Président de la République au droit de grève et renouvelle tout mon soutien au élèves, aux parents et aux enseignants qui agissent pour empêcher les suppressions de postes prévues pour la rentrée prochaine dans l'Eure.

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